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Bienvenue dans notre lieu d'échange et de partage. Ce blog vous informe des travaux de GS1 sur le secteur du E-commerce, de l'état du déploiement des standards GS1, des actions en cours, ... N'hésitez pas à nous transmettre vos actualités liées au déploiement des standards et à réagir aux articles par vos commentaires.

Bonne lecture!

lundi 24 mars 2014

FORMATIONS: RÈGLEMENT UE N°1169/2011 : LES SOLUTIONS POUR VOUS Y CONFORMER

Serez-vous prêt pour l’échéance du 13/12/2014 ?

Destinée à un public expert, cette formation d’une journée vous permettra de comprendre le règlement
InCo et ses impacts sur la relation avec le consommateur dans le cadre de la vente à distance. 
A l’issue de cette formation, vous maîtriserez les solutions GS1 permettant d’y répondre.

DATES DES SESSIONS
  • Le mardi 08 avril 2014 de 9h00 à 17h00  s'inscrire
  • Le mardi 20 mai 2014 de 9h00 à 17h00  s'inscrire

PUBLIC CONCERNE

Fournisseurs et clients : Service Référentiel Produits, Service Informatique, Service Marketing, Service Qualité
Offreurs de solutions : Equipe de développement, chef produits PIM ou PLM

OBJECTIFS

  • Comprendre le règlement InCo et ses impacts sur la relation avec le consommateur
  • Connaitre les solutions GS1 permettant aux entreprises d’y répondre et savoir les mettre en œuvre

PROGRAMME

  • Présentation de la démarche commune du groupe InCo
  • Le règlement InCo et ses impacts
  • Les règles de codification et la gestion des variantes produits
  • La fiche-produit internationale, support d’échange des informations pour le consommateur
  • Les catalogues électroniques, outils d’échange de la fiche-produit internationale
  • La démarche de mise en oeuvre
1 JOUR (7 heures)
tarifs 2014 :

Pour les sociétés adhérentes :

712 € H.T. : la journée

Pour les sociétés non-adhérentes :

890 € H.T. : la journée

WEBINAR : RÈGLEMENT INCO ET VENTE À DISTANCE : ENJEUX ET SOLUTIONS

Formez-vous à distance pendant 90 minutes pour en savoir plus sur le périmètre du règlement, ses objectifs et comment y répondre avec les standards GS1. Ce webinar est une initiation destinée aux entreprises qui ne maîtrisent pas encore les impacts du règlement pour leur organisation.

Dates des sessions
  • Le jeudi 03 avril 2014 de 14h00 à 15h30  s'inscrire
  • Le jeudi 10 avril 2014 de 10h30 à 12h00  s'inscrire
  • Le mardi 15 avril 2014 de 10h30 à 12h00  s'inscrire
  • Le mardi 22 avril 2014 de 10h30 à 12h00  s'inscrire

Le 13 décembre 2014, le règlement EU-1169/2011 (ou règlement InCo pour Information Consommateur) va entrer en vigueur. Ce règlement, qui vise l’amélioration de l’information au consommateur en listant les données devant figurer sur les emballages des produits, précise également les obligations de mise à disposition de ces informations aux consommateurs dans le cadre de la vente à distance (article 14).
Pendant 90 minutes nous vous invitons à comprendre les objectifs, le périmètre de cette réglementation et le lien avec les standards GS1.
Cette formation à distance est incluse dans les services de votre adhésion. Nous y aborderons les points suivants :
  • Présentation et rôle de GS1
  • Comprendre le règlement et ses impacts
  • Les standards GS1 pour y répondre
  • Comment s’organiser

Animateurs :

Jean-Luc Leblond, Chef de projets Catalogue Electronique, GS1 France
Martine Olivier, En Charge du Centre de Formation, GS1 France

Foire aux questions

Questions réglementaires 

Quelles sont les obligations du règlement ?
Le règlementUE n°1169/2011prévoit que le consommateur ait accès à certaines mentions concernant le produit, avant l’acte d’achat.
Garantir un niveau élevé de protection de la santé et des intérêts des consommateurs en fournissant au consommateur final les bases à partir desquelles il peut décider en toute connaissance de cause et utiliser les denrées alimentaires en toute sécurité, dans le respect, notamment, de considérations sanitaires, économiques, écologiques, sociales et éthiques.(Article 3)
Quels sont les impacts dans le cadre de la VAD ?
Ces mentions doivent également lui être fournies s’il achète les produits sur un site de vente à distance.
Les informations obligatoires sur les denrées alimentaires …. sont fournies avant la conclusion de l’achat et figurent sur le support de la vente à distance ou sont transmises par tout autre moyen approprié clairement précisé par l’exploitant du secteur alimentaire...(Article 14)
Quels produits sont concernés par le règlement UE n°1169/2011 ?
Les produits concernés sont les denrées alimentaires. Les exceptions sont précisées dans le règlement InCo.
On entend par « denrée alimentaire (ou « aliment ») toute substance ou produit, transformé, partiellement transformé ou non transformé, destiné à être ingéré ou raisonnablement susceptible d'être ingéré par l'être humain(Article 2 du Règlement CE n°178/2002).
Quelles sont les mentions obligatoires ?
Toutes les mentions rendues obligatoires sur l’emballage par un règlement européen doivent être également présentées sur le site de vente à distance. Il s’agit, sauf exceptions précisées dans le règlement InCo, des mentions décrites ci-dessous auxquelles peuvent s’ajouter certaines mentions spécifiques aux familles de produits (eaux minérales, œufs,…):
a) la dénomination de la denrée alimentaire;
b) la liste des ingrédients;
c) tout ingrédient ou auxiliaire technologique énuméré à l’annexe II ou dérivé d’une substance ou d’un produit énuméré à l’annexe II provoquant des allergies ou des intolérances, utilisé dans la fabrication ou la préparation d’une denrée alimentaire et encore présent dans le produit fini, même sous une forme modifiée;
d) la quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients;
e) la quantité nette de denrée alimentaire;
f) la date de durabilité minimale ou la date limite de consommation;(NON APPLICABLE A LA VAD)
g) les conditions particulières de conservation et/ou d’utilisation;
h) le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’exploitant du secteur alimentaire visé à l’article 8, paragraphe 1;
i) le pays d’origine ou le lieu de provenance lorsqu’il est prévu à l’article 26;
j) un mode d’emploi, lorsque son absence rendrait difficile un usage approprié de la denrée alimentaire;
k) pour les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool en volume, le titre alcoométrique volumique acquis;
l) une déclaration nutritionnelle.
(Article 9)
Ces mentions sont également reprises dans le Guide de mise en œuvre des standards GS1 pour le règlement UE n°1169/2011 publié par GS1.
Quelles sont les échéances ?
Pour la majorité des dispositions du règlement InCo, l’échéance est le 13 décembre 2014. Les exceptions sont précisées dans le règlement. Attention, l’étiquetage nutritionnel ne devient une mention obligatoire qu’à compter du 13 décembre 2016. Si présent sur l’emballage après le 13 décembre 2014, l’étiquetage nutritionnel doit être conforme aux exigences du règlement InCo.
Qui est responsable des informations mises en ligne selon le règlement ?
L’exploitant du secteur alimentaire responsable des informations sur les denrées alimentaires est l’exploitant sous le nom ou la raison sociale duquel la denrée alimentaire est commercialisée ou, si ledit exploitant n’est pas établi dans l’Union, l’importateur sur le marché de l’Union.(Article 8)
L’entité qui commercialise les produits au consommateur final par le biais de la vente à distance est responsable de la mise à disposition de ces informations au consommateur. C’est le propriétaire du site de vente à distance qui est responsable.

Question processus de concertation

Pourquoi une collaboration ANIA / GS1 / ILEC / FCD autour de la réglementation INCO 1169 / 2011 ?
La démarche engagée par l’ANIA, la FCD, l’ILEC et GS1 France autour du  règlement UE  n°1169/2011 ou « INCO» (information du consommateur) répond depuis plus d’un an à un souci de concertation autour d’un objectif : préparer au mieux les entreprises de l’agroalimentaire aux exigences de mise en œuvre, fin 2014, du règlement INCO dans la vente à distance.
Comment s’est construit le processus de concertation ?
Autour des fédérations professionnelles, un Comité de Pilotage composé d’industriels et de distributeurs se réunit régulièrement pour élaborer une stratégie et proposer une solution commune pour aider les entreprises à se conformer au règlement en s’appuyant sur les standards GS1.

Questions solutions ?

Que faire pour se mettre en conformité ?
Côté industriel : dans le cadre de la VAD, vos clients distributeurs vous demanderont de leur fournir les données obligatoires pour la mise à jour de leur site de vente à distance.
Pour vos « modifications produits » liées aux données obligatoires, une procédure devra être mise en place pour transmettre ces nouvelles données à vos clients, avant la commercialisation des produits.

Côté  distributeurs : le distributeur devra mettre en place des outils qui lui permettent d’automatiser la mise à jour du site depuis les fiches produits standards émises par les industriels.
Quelle solution standard  apportée par le groupe de travail InCo 1169 ?
La solution retenue est la fiche produit GS1 (les données obligatoires de la réglementation ont été intégrées dans la fiche produit standardisée) transmise via les catalogues électroniques qualifiés (la liste est disponible à l’adresse suivante : cliquez ici ).
Et si votre client n’utilise pas les catalogues électroniques ?
Si les distributeurs se sont engagés à utiliser la solution standard, dans un premier temps, certains de vos clients pourront vous demander de transmettre ces données obligatoires via un fichier Excel®.  Ces fichiers Excel® pourront également être générés par le catalogue électronique que vous aurez choisi.
Ce choix de solution a-t-il été validé par toutes les entreprises du groupe de travail InCo 1169?
La solution retenue est le résultat d’un groupe de travail composé d’industriels, de distributeurs et d’organisations professionnelles représentatifs du secteur alimentaire. Le choix s’est porté sur la fiche produit, car cette solution est d’ores et déjà déployée par les parties prenantes (près de 2700 industriels et 5 distributeurs en production en novembre 2013). Elle correspond tout à fait au besoin d’alimenter les référentiels des distributeurs avec l’ensemble des informations nécessaires à la vente des produits indépendamment du canal de vente utilisé.
L’importance d’un standard
Un standard est indispensable pour permettre la rapidité, la fluidité et la qualité de l’échange d’information. La multiplicité des formats d’échanges ralentit le processus d’alignement des données entre partenaires commerciaux.
La codification de mes produits va-t-elle être impactée ?
Elle ne sera pas impactée. Il est cependant important de rappeler 2 règles existantes : tout ajout ou suppression d’allergènes présents sur l’emballage du produit ainsi que toute modification de contenu net (quantité net) entraînent systématiquement un changement de GTIN (code EAN 13). Le distributeur traitera cette modification comme un nouveau produit et également le site de vente à distance.
Qu’est-ce qu’une variante produit ?
La notion de « variante produit » est liée à une modification d’une des mentions obligatoires sur le packaging qui n’impacte ni le flux logistique ni la perception du produit par le consommateur et donc qui n’entraîne pas de changement de GTIN. Ex : changement des instructions de préparation sur le packaging. Dans le cas décrit ci-dessus la variante produit est utilisée par le distributeur pour automatiser la mise à jour de son site lors d’un changement de mention obligatoire.
Comment gérer mes modifications  de produits impactant les données obligatoires ?
2 possibilités :
  • Soit la modification entraîne un changement de GTIN (ex : changement des allergènes présents sur le produit ou contenu net). Dans ce cas, l’industriel crée et transmet une nouvelle fiche-produit à ses clients
  • Soit la modification n’entraine pas de changement de GTIN et se traite comme une variante produit. Dans ce cas, l’industriel communique les données produits de cette nouvelle variante à ses clients par une mise à jour de la fiche-produit.
Comment les distributeurs seront-ils certains qu’ils livrent la bonne variante produit avec cette solution ?
L’application des standards GS1 concernant les échanges de données pour le règlement EU1169/2011 permet d’améliorer la qualité des informations produits communiquées aux consommateurs sur les sites de vente en ligne. Cependant lors des périodes de transition entre deux variantes, les industriels doivent fournir une date de première disponibilité de la nouvelle variante afin d’aider les distributeurs à gérer la période de transition. Disposant de cette information, le distributeur pourra gérer au mieux l’information à fournir au consommateur durant cette période. A titre d’exemple, il pourra ainsi décider de fournir les descriptions des deux variantes, de préciser au consommateur que des différences peuvent exister  entre le produit commandé et celui livré,...

Quels sont les impacts sur ma supply chain ?
La réglementation n’a pas d’impact sur la supply chain car la variante produit n’est pas gérée dans la supply chain (pas de marquage spécifique sur les unités consommateurs et sur les unités logistiques).
Quid de la photo / visuel du produit  dans le règlement INCO ?
Le règlement n’indique rien concernant l’image. Cependant, l’industriel devra s’assurer de la correspondance de l’image avec le produit livrée au consommateur, notamment dans le cadre des modifications de produits, si des données règlementaires apparaissent sur la photo du produit.
Et maintenant, comment j’y vais ?
En réponse au règlement INCO qui impose de fournir l’ensemble des informations présentes sur le packaging au consommateur sur les sites de vente à distance, la Fiche Produit GS1 sera utilisée pour échanger l’ensemble de ces mentions obligatoires de manière électronique.
Comment la mettre en place
  • 1ère étape, structurer son information en interne
L’information produit qui apparaît sur le packaging est souvent dispatchée au sein de différentes équipes, R&D, marketing... Le partage de cette information de façon structurée auprès des distributeurs notamment pour les sites de vente en ligne, induit forcément une coordination accrue en interne. L’information doit être centralisée, validée avant d’être transmise au client, l’organisation interne doit donc être définie.
  • 2ème étape, se doter d’un catalogue électronique
Afin de gérer effacement l’information et la transmettre aux clients, vous devez disposer d’un outil qui soit en mesure de réunir toutes ces informations (ingrédients, tableaux nutritionnels, allégations, …) au même endroit. Cet outil doit également permettre de gérer et suivre la diffusion des fiches et de leurs mises à jour auprès des clients.
  • 3ème étape, transmettre l’information produit
Composé d’une dizaine de catalogues électroniques, le réseau GS1 GDSN des catalogues électroniques permet aux distributeurs et aux industriels d’automatiser et de sécuriser l’échange de l’information produit nécessaire pour se mettre en conformité avec le règlement UE n°1169/2011 ou INCO.
Une fois la fiche-produit complétée dans son catalogue, l’industriel l’envoie à ses clients qui les reçoivent dans leur catalogue. Dès qu’une mise à jour des informations est réalisée sur un produit, celle-ci est transmise automatiquement aux clients l’ayant déjà reçue.
Dans le cas où vos partenaires ne seraient pas encore en mesure d’utiliser la GDSN comme canal d’échange, l’échange de la fiche-produit se fera par d’autres modes tels que l’échange de fichiers Excel® qui pourront être gérés directement par votre catalogue.
Quels sont les services proposés par GS1 ?
Pour vous accompagner, GS1 France a mis en place les services suivants :

  • La liste des catalogues électroniques qualifiés : cliquez ici , partie Qualification GDS Fiche-Produit
  • Le Guide de mise en œuvre « Répondre aux exigences du règlement UE n°1169/2011 sur la vente à distance de denrées alimentaires » : cliquez ici
  • Des webinars pour amorcer votre découverte du règlement : cliquez ici
  • Des formations pour approfondir vos connaissances : cliquez ici
  • Une hotline, pour vous apporter un support technique : tel : 01 40 95 54 10 (service d’assistance technique) et mail
  • Un site web dédié sur lequel sont centralisées toutes les informations, services et actualités concernant le règlement : cliquez ici  
  • Une newsletter mensuelle : le n° de décembre 2013

Guide de mise en oeuvre Standards GS1 pour le règlement UE N° 1169/2011 et la vente à distance

La première étape des travaux de standardisation liés à la mise en conformité au règlement InCo a abouti à la publication d’un guide de mise en œuvre des standards GS1. Ce guide aide les entreprises à répondre point par point aux exigences du règlement pour la VAD.

Vous êtes industriels produisant des denrées alimentaires ou distributeurs les commercialisant via un site de vente à distance ? 
L’objectif de ce guide est de vous accompagner dans la découverte et la mise en œuvre de la solution définie par les utilisateurs, qui se sont réunis au sein du Groupe de travail GS1 sur l’Information Produits. Vous pourrez ainsi déchiffrer les exigences règlementaires et mettre en place les solutions pour vous conformer aux exigences du règlement UE n°1169/2011.
Document à télécharger: cliquez ici

jeudi 19 décembre 2013

EU1169/2011 : PLUS D’INFORMATIONS SUR LES PRODUITS ALIMENTAIRES DANS LA VENTE À DISTANCE

La Commission Européenne a publié une réglementation (UE 1169/2011) dédiée à améliorer l’information des consommateurs dont l’entrée en vigueur est prévue en décembre 2014.

Elle indique que « la libre circulation de denrées alimentaires sûres et saines constitue un aspect essentiel du marché intérieur et contribue de façon notable à la santé et au bien-être des citoyens, ainsi qu’à leurs intérêts économiques et sociaux. Afin d’atteindre un niveau élevé de protection de la santé des consommateurs et de garantir leur droit à l’information, il convient que ceux-ci disposent d’informations appropriées sur les denrées alimentaires qu’ils consomment. Les choix des consommateurs peuvent être influencés, entre autres, par des considérations d’ordre sanitaire, économique, environnemental, social ou éthique. L’un des principes généraux de la législation alimentaire est de fournir aux consommateurs une base pour choisir en connaissance de cause les denrées alimentaires qu’ils consomment et de prévenir toute pratique pouvant induire le consommateur en erreur. »
L’article 14 de cette réglementation précise donc que les consommateurs devront avoir accès à toutes les informations avant l'acte d'achat même si celui-ci est réalisé sur un site de vente en ligne. Un certain nombre de mentions obligatoires comme la liste des ingrédients, les allergènes, les informations nutritionnelles... devront être facilement compréhensibles et visibles par les consommateurs sur ces sites.
Afin de permettre aux entreprises de se mettre en conformité avec cette réglementation, un certain nombre d’entreprises réunis au sein de GS1 ont élaboré des recommandations sur les standards GS1 à utiliser dans ce cadre, dont le principe est de faciliter le partage des informations obligatoires :
  • entre industriels et distributeurs grâce à l’utilisation de la GDSN (Global Data Synchronisation Network),
  • Ces travaux ont déjà permis de définir la liste des informations obligatoires.
  • Une modification va également être faite dans les règles de codification des produits afin de distinguer par des codes différents tout changement dans la liste des allergènes.
L’objectif est maintenant de mettre en place un réseau de catalogues électroniques permettant aux industriels de gérer plus facilement l’ensemble de ces informations obligatoires pour leurs produits et de pouvoir transmettre ces informations et leurs mises à jours automatiquement à leurs clients distributeurs. Le déploiement de ce réseau de catalogues et le partage des informations obligatoires se fera sur l’année 2014 afin d’être prêt pour l’entrée en vigueur du règlement le 13 décembre 2014.
GS1 va accompagner l’ensemble des entreprises concernées tout au long de cette année au travers de réunions d’informations, d’un support téléphonique et de formations.

Consulter le règlement, cliquez-ici

ENJEUX ET PERSPECTIVES, LES ENTREPRISES TÉMOIGNENT

ENJEUX ET PERSPECTIVES, LES ENTREPRISES TÉMOIGNENT


Les entreprises réunies autour de GS1 dans le travail de réflexion et de standardisation des solutions à apporter autour de la réglementation, vous livrent leur éclairage…

Témoignages de Menouar Lounes, Responsable Référentiel, Cora/Provera et Hervé Laureau, Directeur Logistique, Unilever, Co-chairs du Comité de Pilotage "Réglement UE 1169/2011 pour les sites de vente à distance".

Quels sont les enjeux de la réglementation 1169/2011 pour les acteurs distributeurs et industriels ?

Menouar Lounes :
Pour les distributeurs, il s’agit clairement d’un enjeu de taille, compte tenu de la volumétrie des produits concernés (plus de 70 000 produits alimentaires pour un hypermarché), sachant que l’obligation d’affichage les impacte directement pour les marques distributeurs, et surtout pour les sites de vente en ligne, qui supportent la même obligation réglementaire.
Pour Cora, l’enjeu sur les sites Drive est particulièrement important au regard du nombre de référence en ligne le plus important de la grande distribution en France (25 000 produits alimentaires).
Cette réglementation pousse l’ensemble des acteurs de la chaîne à revoir la gestion des informations au sein des équipes et des outils.
Donc, en plus d’un enjeu commercial vis-à-vis de nos clients, nous devons faire face à un défi conséquent d’organisation et d’optimisation des hommes et des systèmes.
Hervé Laureau :
Nous avons identifié très clairement deux enjeux stratégiques liés directement à la mise en place de la réglementation. L'un concerne l'organisation interne des entreprises et le second la transmission des informations. 
Les mises à jour sur le packaging sont une pratique habituelle pour les industriels, le vrai défi qu’apporte cette réglementation réside dans la structuration de l’information au sein de l’entreprise, cela implique en interne beaucoup plus de coordination, une gestion de l’information plus centralisée qu’auparavant.
L’information produit qui apparaît sur le packaging est souvent dispatchée au sein de différentes équipes, R&D, marketing, et le partage de cette information de façon structurée à nos clients distributeurs notamment pour les sites de vente en ligne, va forcément induire une coordination accrue. Elle doit être centralisée, validée avant d’être publiée. C’est un enjeu interne important car multifonctionnel qui implique aussi une évolution en termes d’outils qui soient en mesure de réunir toutes ces informations (ingrédients, tableaux nutritionnels, allégations, …) au même endroit. Aujourd’hui, il faut qu’un dialogue sur l’information produit s’instaure, de la même façon qu’il s’est construit il y a quelques années pour les informations logistiques (taille des cartons, les poids, …).

Le consommateur cherche à être de plus en plus informé sur la nature et l’origine des produits, comment pensez-vous que cette réglementation contribuera à rendre le consommateur plus averti.

Menouar Lounes :
Cette réglementation est louable au regard de l’intérêt croissant des consommateurs quant au réel contenu des produits qu’ils se procurent.
Par contre, la masse d’information à fournir présente un vrai risque de lisibilité. Elle n’apportera des avantages aux consommateurs que si cette information est structurée, notamment sur les sites de ventes en ligne. Si nous réussissons à indexer les données à des moteurs de recherches avec des critères de sélection et / ou d’exclusion (comme pour les allergènes), les internautes trouveront un réel intérêt à disposer de tant d’informations.
Hervé Laureau : 
Cette réglementation s’inscrit dans une démarche de transparence que les industriels cherchent à développer toujours plus.
Pour un consommateur qui n’a pas pour habitude de chercher de l’information, l’impact de la nouvelle réglementation sera nul. Pour celui qui souhaite se renseigner sur la composition des produits, sur les aspects allergènes par exemple, il sera totalement satisfait. Désormais, avant même son achat, il pourra disposer en amont de toutes les informations sur le produit.

Une bonne synchronisation et le partage de l’information entre partenaires commerciaux sont l’approche retenue, quels conseils souhaiteriez-vous donner aux entreprises ?

Menouar Lounes :
La collaboration entre industriels et distributeurs dépasse le cadre réglementaire. Il faut toujours garder l’objectif de mieux servir nos clients et se donner les moyens de bien vendre les produits. Si on veut assurer une commercialisation rapide, les aspects administratifs et réglementaires ne doivent pas constituer d’entraves.
Ces dispositions réglementaires sont l’occasion pour chaque entreprise, quelle que soit sa taille, d’aller plus loin dans l’optimisation de sa gestion des données. Il faut donc les percevoir comme une chance de professionnalisation accrue, notamment dans le domaine de la vente en ligne.
Pour obtenir la fluidité dans les échanges d’informations, la synchronisation au travers de la GDS (Gestion des données synchronisées) constitue le moyen le plus privilégié de par son automatisation et sa traçabilité.
Hervé Laureau :
Cette réglementation est une opportunité pour les entreprises, de remettre à plat toute la gestion des informations au sein de leur structure et c’est aussi l’occasion de s’assurer d’une parfaite gestion, non seulement des informations logistiques mais aussi des informations techniques du produit.
Une vraie professionnalisation de la gestion de l’information s'impose. Elle permettra de se détacher de l’échange d’informations par fichiers excel et d'opter vers plus d’automatisation, de standardisation et donc d’usage de la GDS. Une des principales conséquences positives de l’utilisation de la GDS est la réduction des coûts administratifs pour les PME et TPE. Cette nouvelle réglementation devrait inciter les distributeurs à l'usage de réseau synchronisé car cela deviendra de plus en plus compliqué de gérer toutes ces informations sur des fichiers excel.

Parlez-nous en quelques mots des travaux réalisés au sein de ce groupe et de l’importance de la concertation dans ce type de dossier ?

Menouar Lounes :
La coordination assurée par les équipes de GS1 nous permet de mener ce projet dans un climat d’échange très productif. Les intérêts des entreprises en jeu sont pris en compte dans le cadre d’un objectif bien défini et partagé.
Pour réussir l’échange et le partage des données entre tous les types d’entreprises, en plus du canal pur GDS, différentes pistes sont à l’étude pour trouver des solutions alternatives, tout en respectant le format standard. Par exemple, en s’appuyant sur des prestataires, comme les catalogues électroniques certifiés.
Ces orientations sont définies, grâce notamment aux multiples contributions des entreprises participant aux groupes de travail.
Hervé Laureau :
Ce groupe a permis de mettre en exergue le rôle accru de GS1 au niveau européen qui doit travailler à plus d’harmonisation européenne pour la mise en place des standards et de leur utilisation face à cette réglementation. La réponse à ce règlement ne peut pas être franco-française, une entreprise française qui livre dans plusieurs pays va être confrontée à cette problématique, d'où l'importance des travaux européens pour s'aligner sur la mise en oeuvre opérationnelle.